-
Compteur de contenus
30 424 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
1 219
Type de contenu
Profils
Forums
Calendrier
Tout ce qui a été posté par Ldfa
-
durée de lecture : 18 min Temps de lecture 20 min Cet article est une republication, avec l’accord de l’auteur, Hubert Guillaud. Il a été publié en premier le 13 janvier 2025 sur le site Dans Les Algorithmes sous licence CC BY-NC-SA. Hubert Guillaud Des contenus générés par IA qui ânonnent des textes qui ne veulent rien dire. Des images stylisées qui nous déconnectent de la réalité. L’internet zombie colonise l’internet, par un remplissage par le vide qui n’a pas d’autre enjeu que de nous désorienter. Sur la plupart des réseaux sociaux vous avez déjà dû tomber sur ces contenus génératifs, pas nécessairement des choses très évoluées, mais des contenus étranges, qui n’ont rien à dire, qui hésitent entre développement personnel creux, blague ratée ou contenu sexy. Des vidéos qui ânonnent des textes qui ne veulent rien dire. Les spécialistes parlent de slop, de contenus de remplissages, de résidus qui peu à peu envahissent les plateformes dans l’espoir de générer des revenus. A l’image des contenus philosophiques générés par l’IA que décortique en vidéo Monsieur Phi. IA slop : de la publicité générative à l’internet zombie Pour l’instant, ces contenus semblent anecdotiques, peu vus et peu visibles, hormis quand l’un d’entre eux perce quelque part, et en entraîne d’autres dans son flux de recommandation, selon la logique autophagique des systèmes de recommandation. Pour l’analyste Ben Thompson, l’IA générative est un parfait moteur pour produire de la publicité – et ces slops sont-ils autre chose que des contenus à la recherche de revenus ? Comme le dit le philosophe Rob Horning : « le rêve de longue date d’une quantité infinie de publicités inondant le monde n’a jamais semblé aussi proche ». Pour Jason Koebler de 404 Media, qui a enquêté toute l’année sur l’origine de ce spam IA, celui-ci est profondément relié au modèle économique des réseaux sociaux qui rémunèrent selon l’audience que les créateurs réalisent, ce qui motive d’innombrables utilisateurs à chercher à en tirer profit. Koebler parle d’ailleurs d’internet zombie pour qualifier autant cette génération de contenu automatisée que les engagements tout aussi automatisés qu’elle génère. Désormais, ce ne sont d’ailleurs plus les contenus qui sont colonisés par ce spam, que les influenceurs eux-mêmes, notamment par le biais de mannequins en maillots de bains générés par l’IA. À terme, s’inquiète Koebler, les médias sociaux pourraient ne plus rien avoir de sociaux et devenir des espaces « où le contenu généré par l’IA éclipse celui des humains », d’autant que la visibilité de ces comptes se fait au détriment de ceux pilotés par des humains. Des sortes de régies publicitaires sous stéroïdes. Comme l’explique une créatrice de contenus adultes dont l’audience a chuté depuis l’explosion des mannequins artificiels : « je suis en concurrence avec quelque chose qui n’est pas naturel ». Ces contenus qui sont en train de coloniser les réseaux sociaux n’ont pas l’air d’inquiéter les barons de la tech, pointait très récemment Koebler en rapportant les propose de Mark Zuckerberg. D’autant que ces contenus génératifs semblent produire ce qu’on attend d’eux. Meta a annoncé une augmentation de 8 % du temps passé sur Facebook et de 6 % du temps passé sur Instagram grâce aux contenus génératifs. 15 millions de publicités par mois sur les plateformes Meta utilisent déjà l’IA générative. Et Meta prévoit des outils pour démultiplier les utilisateurs synthétiques. Le slop a également envahi la plateforme de blogs Medium, explique Wired, mais ces contenus pour l’instant demeurent assez invisibles, notamment parce que la plateforme parvient à limiter leur portée. Un endiguement qui pourrait ne pas résister au temps. À terme, les contenus produits par les humains pourraient devenir de plus en plus difficiles à trouver sur des plateformes submergées par l’IA. On voudrait croire que les réseaux sociaux puissent finir par s’effondrer du désintérêt que ces contenus démultiplient. Il semble que ce soit l’inverse, l’internet zombie est en plein boom. Tant et si bien qu’on peut se demander, un an après le constat de l’effondrement de l’information, si nous ne sommes pas en train de voir apparaître l’effondrement de tout le reste ? Les enjeux du remplissage par le vide Dans sa newsletter personnelle, le chercheur et artiste Eryk Salvaggio revient à son tour sur le remplissage par l’IA, dans trois longs billets en tout point passionnants. Il souligne d’abord que ce remplissage sait parfaitement s’adapter aux algorithmes des médias sociaux. Sur Linked-in, les contenus rédigés par des LLM seraient déjà majoritaires. Même le moteur de recherche de Google valorise déjà les images et les textes générés par IA. Pour Salvaggio, avec l’IA générative toute information devient du bruit. Mais surtout, en se jouant parfaitement des filtres algorithmiques, celle-ci se révèle parfaitement efficace pour nous submerger. Jesus Schrimp, image symbolique des eaux troubles de l’IA produisant son propre vide. Salvaggio propose d’abandonner l’idée de définir l’IA comme une technologie. Elle est devenue un projet idéologique, c’est-à-dire que « c’est une façon d’imaginer le monde qui devient un raccourci pour expliquer le monde ». Et elle est d’autant plus idéologique selon les endroits où elle se déploie, notamment quand c’est pour gérer des questions sociales ou culturelles. « L’optimisation de la capacité d’un système à affirmer son autorité est une promesse utopique brillante des technologies d’automatisation ». « L’un des aspects de l’IA en tant qu’idéologie est donc la stérilisation scientifique de la variété et de l’imprévisibilité au nom de comportements fiables et prévisibles. L’IA, pour cette raison, offre peu et nuit beaucoup au dynamisme des systèmes socioculturels ». Les gens participent à l’idéologie de l’IA en évangélisant ses produits, en diffusant ses résultats et en soutenant ses avancées pour s’identifier au groupe dominant qui l’a produit. La production par l’IA de contenus de remplissage nécessite de se demander à qui profite ce remplissage abscons ? Pour Salvaggio, le remplissage est un symptôme qui émerge de l’infrastructure même de l’IA qui est elle-même le résultat de l’idéologie de l’IA. Pourquoi les médias algorithmiques récompensent-ils la circulation de ces contenus ? Des productions sensibles, virales, qui jouent de l’émotion sans égard pour la vérité. Les productions de remplissage permettent de produire un monde tel qu’il est imaginé. Elles permettent de contourner tout désir de comprendre le monde, car elle nous offre la satisfaction immédiate d’avoir un « sentiment sur le monde ». « L’AI Slop est un signal vide et consommé passivement, un symptôme de « l’ère du bruit », dans lequel il y a tellement de « vérité » provenant de tant de positions que l’évaluation de la réalité semble sans espoir. » Notre désorientation par le vide Eryk Salvaggio se demande même si le but de l’IA n’est pas justement de produire ce remplissage. Un remplissage « équipé », « armé », qui permet d’essaimer quelque chose qui le dépasse, comme quand l’IA est utilisée pour inonder les réseaux de contenus sexuels pour mieux essaimer le regard masculin. Les productions de l’IA permettent de produire une perspective, un « regard en essaim » qui permet de manipuler les symboles, de les détourner. « Les images générées par l’IA offrent le pouvoir de façonner le sens dans un monde où les gens craignent l’impuissance et l’absence de sens en les invitant à rendre les autres aussi impuissants et dénués de sens qu’eux ». Ces images « diminuent la valeur de la réalité », suggère brillamment Salvaggio. Elles créent « une esthétisation », c’est-à-dire rend la représentation conforme à un idéal. La fonction politique de ce remplissage va bien au-delà des seules représentations et des symboles, suggère-t-il encore. L’IA appliquée aux services gouvernementaux, comme les services sociaux, les transforme à leur tour « en exercice esthétique ». Notre éligibilité à une assurance maladie ou à une couverture sociale n’est pas différente de l’IA Slop. C’est cette même infrastructure vide de sens qui est pointée du doigt par ceux qui s’opposent à l’algorithmisation de l’Etat que ceux qui fuient les boucles de rétroactions délétères des médias sociaux. Le projet DOGE d’Elon Musk, ce département de l’efficacité gouvernementale qui devrait proposer un tableau de bord permettant aux internautes de voter pour éliminer les dépenses publiques les plus inutiles, semble lui-même une forme de fusion de médias sociaux, d’idéologie de l’IA et de pouvoir pour exploiter le regard en essaim de la population et le diriger pour harceler les fonctionnaires, réduire l’État providence autour d’une acception de l’efficacité ultra-réductrice. Au final, cela produit une forme de politique qui traite le gouvernement comme une interface de médias sociaux, conçue pour amplifier l’indignation, intimider ceux qui ne sont pas d’accord et rendre tout dialogue constructif impossible. Bienvenue à la « momusocratie » , le gouvernement des trolls, de la raillerie, explique Salvaggio, cette Tyrannie des bouffons chère à l’essayiste Christian Salmon. Mais encore, défend Salvaggio, le déversement de contenus produit par l’IA générative promet un épuisement du public par une pollution informationnelle sans précédent, permettant de perturber les canaux d’organisation, de réflexion et de connexion. « Contrôlez le filtre permet de l’orienter dans le sens que vous voulez ». Mais plus que lui donner un sens, la pollution de l’information permet de la saturer pour mieux désorienter tout le monde. Cette saturation est un excellent moyen de garantir « qu’aucun consensus, aucun compromis, ou simplement aucune compréhension mutuelle ne se produise ». Cette saturation ne vise rien d’autre que de promouvoir « la division par l’épuisement ». « Le remplissage est un pouvoir ». « L’idéologie de l’IA fonctionne comme une croyance apolitique trompeuse selon laquelle les algorithmes sont une solution à la politique » qui suppose que les calculs peuvent prendre les décisions au profit de tous alors que leurs décisions ne sont qu’au profit de certains, en filtrant les données, les idées, les gens qui contredisent les résultats attendus. Alors que l’élection de Trump éloigne les enjeux de transparence et de régulation, l’IA va surtout permettre de renforcer l’opacité qui lui assure sa domination. Vers un monde sans intérêt en boucle sur lui-même Dans la dernière partie de sa réflexion, Salvaggio estime que le remplissage est un symptôme, mais qui va produire des effets très concrets, des « expériences désintéressées », c’est-à-dire des « expériences sans intérêt et incapables de s’intéresser à quoi que ce soit ». C’est le rêve de machines rationnelles et impartiales, omniscientes, désintéressées et qui justement ne sont capables de s’intéresser à rien. Un monde où l’on confie les enfants à des tuteurs virtuels par souci d’efficacité, sans être capable de comprendre tout ce que cette absence d’humanité charrie de délétère. L’IA s’est construite sur l’excès d’information… dans le but d’en produire encore davantage. Les médias sociaux ayant été une grande source de données pour l’IA, on comprend que les contenus de remplissage de l’IA soient optimisés pour ceux-ci. « Entraînée sur du contenu viral, l’IA produit du contenu qui coche toutes les cases pour l’amplification. Le slop de l’IA est donc le reflet de ce que voient nos filtres de médias sociaux. Et lorsque les algorithmes des médias sociaux en reçoivent les résultats, il les reconnaît comme plus susceptibles de stimuler l’engagement et les renforce vers les flux (générant plus d’engagement encore). » Dans le tonneau des Danaïdes de l’amplification, l’IA slop est le fluidifiant ultime, le contenu absurde qui fait tourner la machine sans fin. Combattre ce remplissage par l’IA n’est une priorité ni pour les entreprises d’IA qui y trouvent des débouchés, ni pour les entreprises de médias sociaux, puisqu’il ne leur porte aucun préjudice. « Les contenus de remplissage de l’IA sont en fait la manifestation esthétique de la culture à médiation algorithmique » : « ils sont stylisés à travers plus d’une décennie d’algorithmes d’optimisation qui apprennent ce qui pousse les gens à s’engager ». Face à ces contenus « optimisés pour performer », les artistes comme les individus qui ont tenté de partager leur travail sur les plateformes sociales ces dernières années ne peuvent pas entrer en concurrence. Ceux qui ont essayé s’y sont vite épuisés, puisqu’il faut tenir d’abord le rythme de publication infernal et infatigable que ces systèmes sont capables de produire. Dépouiller les symboles de leur relation à la réalité « Les images générées par l’IA peuvent être interprétées comme de l’art populaire pour servir le populisme de l’IA ». Elles visent à « dépouiller les symboles de leur relation à la réalité » pour les réorganiser librement. Les gens ne connaissent pas les films mais ont vu les mèmes. Le résultat de ces images est souvent critiqué comme étant sans âme. Et en effet, le texte et les images générés par l’IA souffrent de l’absence du poids du réel, dû à l’absence de logique qui préside à leur production. « L’ère de l’information est arrivée à son terme, et avec elle vient la fin de toute définition « objective » et « neutre » possible de la « vérité ». » L’esthétique du remplissage par l’IA n’est pas aléatoire, mais stochastique, c’est-à-dire qu’elle repose sur une variété infinie limitée par un ensemble de règles étroites et cohérentes. Cela limite notre capacité à découvrir ou à inventer de nouvelles formes de culture, puisque celle-ci est d’abord invitée à se reproduire sans cesse, à se moyenniser, à s’imiter elle-même. Les images comme les textes de l’IA reflètent le pouvoir de systèmes que nous avons encore du mal à percevoir. Ils produisent des formes de vérités universalisées, moyennisées qui nous y enferment. Comme dans une forme d’exploitation sans fin de nos représentations, alors qu’on voudrait pouvoir en sortir, comme l’expliquait dans une note pour la fondation Jean Jaurès, Melkom Boghossian, en cherchant à comprendre en quoi les algorithmes accentuent les clivages de genre. Comme s’il devenait impossible de se libérer des contraintes de genres à mesure que nos outils les exploitent et les renforcent. Cet internet de contenus absurde n’est pas vide, il est plein de sens qui nous échappent et nous y engluent. Il est plein d’un monde saturé de lui-même. A mesure que l’IA étend son emprise sur la toile, on se demande s’il restera encore des endroits où nous en serons préservés, où nous pourrons être mis en relation avec d’autres humains, sans que tout ce qui encode les systèmes ne nous déforment. Du remplissage à la fin de la connaissance Dans une tribune pour PubliBooks, la sociologue Janet Vertesi estime que les recherches en ligne sont devenues tellement chaotiques et irrationnelles, qu’elle a désormais recours aux dictionnaires et encyclopédies papier. « Google qui a fait fortune en nous aidant à nous frayer un chemin sur Internet se noie désormais dans ses propres absurdités générées par elle-même ». Nous voici confrontés à un problème d’épistémologie, c’est-à-dire de connaissance, pour savoir ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Au XXᵉ siècle, les philosophes ont défini la connaissance comme une croyance vraie justifiée. La méthode scientifique était le moyen pour distinguer la bonne science de la mauvaise, la vérité du mensonge. Mais cette approche suppose souvent qu’il n’y aurait qu’une seule bonne réponse que nous pourrions connaître si nous adoptons les bonnes méthodes et les bons outils. C’est oublier pourtant que la connaissance ne sont pas toujours indépendantes de l’expérience. Ludwig Wittgenstein a utilisé la figure du canard-lapin pour montrer comment des personnes rationnelles pouvaient en venir à avoir des points de vue irréconciliablement différents sur une même réalité. Les épistémologues se sont appuyés sur cette idée pour montrer que les personnes, selon leurs positions sociales, ont des expériences différentes de la réalité et que la connaissance objective ne pouvait naître que de la cartographie de ces multiples positions. Les sociologues de la connaissance, eux, examinent comment différents groupes sociaux en viennent à légitimer différentes manières de comprendre, souvent à l’exclusion des autres. Cela permet de comprendre comment différents faits sociaux circulent, s’affrontent ou se font concurrence, et pourquoi, dans les luttes pour la vérité, ceux qui détiennent le pouvoir l’emportent si souvent… Imposant leurs vérités sur les autres. Mais ces questions ne faisaient pas partie des préoccupations de ceux qui ont construit internet, ni des systèmes d’IA générative qui s’en nourrissent. Depuis l’origine, internet traite toutes les informations de manière égale. Le réseau ne consiste qu’à acheminer des paquets d’informations parfaitement égaux entre eux, rappelle la sociologue. À cette neutralité de l’information s’est ajoutée une autre métaphore : celle du marché des idées, où chaque idée se dispute à égalité notre attention. Comme dans le mythe du libre marché, on a pu penser naïvement que les meilleures idées l’emporteraient. Mais ce régime épistémique a surtout été le reflet des croyances de l’Amérique contemporaine : un système de connaissance gouverné par une main invisible du marché et entretenue par des conservateurs pour leur permettre de générer une marge bénéficiaire. « Pourtant, la connaissance n’est pas une marchandise. La « croyance vraie justifiée » ne résulte pas non plus d’une fonction d’optimisation. La connaissance peut être affinée par le questionnement ou la falsification, mais elle ne s’améliore pas en entrant en compétition avec la non-connaissance intentionnelle. Au contraire, face à la non-connaissance, la connaissance perd. » L’interrogation du monde par des mécanismes organisés, méthodiques et significatifs – comme la méthode scientifique – peut également tomber dans le piège des modes de connaissance fantômes et des impostures méthodologiques. « Lorsque toute information est plate – technologiquement et épistémologiquement – il n’y a aucun moyen d’interroger sa profondeur, ses contours ou leur absence ». En fait, « au lieu d’être organisé autour de l’information, l’Internet contemporain est organisé autour du contenu : des paquets échangeables, non pondérés par la véracité de leur substance. Contrairement à la connaissance, tout contenu est plat. Aucun n’est plus ou moins justifié pour déterminer la vraie croyance. Rien de tout cela, au fond, n’est de l’information. » « En conséquence, nos vies sont consumées par la consommation de contenu, mais nous ne reconnaissons plus la vérité lorsque nous la voyons. Et lorsque nous ne savons pas comment peser différentes vérités, ou coordonner différentes expériences du monde réel pour regarder derrière le voile, il y a soit une cacophonie, soit un seul vainqueur : la voix la plus forte qui l’emporte. » Contrairement à Wikipédia, encore relativement organisé, le reste du Web est devenu la proie de l’optimisation des moteurs de recherche, des technologies de classement et de l’amplification algorithmique, qui n’ont fait que promouvoir le plus promouvable, le plus rentable, le plus scandaleux. « Mais aucun de ces superlatifs n’est synonyme de connaissance ». Les systèmes qui nous fournissent nos informations ne peuvent ni mesurer ni optimiser ce qui est vrai. Ils ne s’intéressent qu’à ce sur quoi nous cliquons. Et le clou dans le cercueil est enfoncé par l’intelligence artificielle qui « inonde Internet de contenu automatisé plus rapidement que l’on ne peut licencier une rédaction ». Dans ce paysage sous stéroïdes, aucun système n’est capable de distinguer la désinformation de l’information. Les deux sont réduits à des paquets de même poids cherchant leur optimisation sur le marché libre des idées. Et les deux sont ingérés par une grande machinerie statistique qui ne pèse que notre incapacité à les distinguer. Aucun système fondé sur ces hypothèses ne peut espérer distinguer la « désinformation » de « l’information » : les deux sont réduites à des paquets de contenu de même valeur, cherchant simplement une fonction d’optimisation dans un marché libre des idées. Et les deux sont également ingérées dans une grande machinerie statistique, qui ne pèse que notre incapacité à les discerner. Le résultat ne promet rien d’autre qu’un torrent indistinct et sans fin, « où la connaissance n’a jamais été un facteur et d’où la connaissance ne peut donc jamais émerger légitimement ». « Sans topologie de l’information, nous sommes à la dérive dans le contenu, essayant en vain de naviguer dans une cascade d’absurdités sans boussole ». « Il est grand temps de revenir à ces méthodes et à ces questions, aux milliers d’années de gestion de l’information et d’échange de connaissances qui ont transmis non seulement des faits ou du contenu, mais aussi une appréciation de ce qu’il faut pour faire émerger des vérités », plaide Vertesi. « Il n’est pas nécessaire que ce soit un projet colonial ou réductionniste. Les connaissances d’aujourd’hui sont plurielles, distribuées, issues de nombreux lieux et peuples, chacun avec des méthodes et des forces d’ancrage uniques. Cela ne signifie pas non plus que tout est permis. Le défi consiste à s’écouter les uns les autres et à intégrer des perspectives conflictuelles avec grâce et attention, et non à crier plus fort que les autres ». « Alors que nos vies sont de plus en plus infectées par des systèmes d’IA maladroits et pilleurs et leurs flux hallucinatoires, nous devons apprendre à évaluer plutôt qu’à accepter, à synthétiser plutôt qu’à résumer, à apprécier plutôt qu’à accepter, à considérer plutôt qu’à consommer ». « Notre paysage technologique contemporain exige de toute urgence que nous revenions à une autre des plus anciennes questions de toutes : « Qu’est-ce qui est vraiment réel ? » » Afficher l’article complet
-
-
-
durée de lecture : 3 min Je suis content d’avoir investi dans un Mac Studio pour faire tourner des modèles IA un peu plus balèzes du coup, je surveille un peu ce qui sort en ce moment comme modèles, notamment pour coder, et voilà que la famille de modèles Qwen3 vient d’être officiellement lancée, et franchement, ça a l’air plutôt pas mal ! Surtout si vous aimez jouer avec du LLM sans passer par les API payantes de géants de la tech comme OpenAI. Qwen3 (prononcez “Tchwen”, ça fait plus cool en soirée) est donc la nouvelle génération de modèles développée par Alibaba, qui débarque avec des performances assez bluffantes, surtout quand on regarde le rapport puissance / ressources nécessaires. Cette famille comprend 8 modèles différents, dont 2 utilisant l’architecture MoE (Mixture-of-Experts) et 6 modèles dits “denses” (plus classiques), avec des tailles allant de 0,6B à 235B de paramètres. Autrement dit, il y en a pour tous les goûts et toutes les configurations, que vous ayez un PC de gamer dernier cri ou juste un portable un peu costaud. Celui qui se démarque dans cette famille, c’est Qwen3-30B-A3B, qui est un modèle à 30 milliards de paramètres et qui a été optimisé pour fonctionner à la vitesse d’un modèle de… 3 milliards de paramètres ! Un petit miracle d’ingénierie qui permet enfin d’avoir le beurre (la qualité d’un gros modèle) et l’argent du beurre (la vitesse d’un petit modèle). Et Qwen3 se défend plutôt bien face à la concurrence puisque son modèle phare, Qwen3-235B-A22B (qui est en fait un modèle de 235 milliards de paramètres optimisé pour tourner comme un modèle de 22 milliards), se place dans la même ligue que DeepSeek-R1 et les modèles d’OpenAI comme o1 et o3-mini. Il les dépasse même sur certains benchmarks ! Dans le détail, Qwen3-235B-A22B a obtenu des scores impressionnants sur ArenaHard (95,6%), AIME'24 (85,7%), LiveBench (77,1%) et MultiIF (71,9%). Pour les non-initiés qui me lisent, ces tests mesurent respectivement la capacité de raisonnement général, les compétences en mathématiques, la performance globale et les capacités multilingues. Dans tous ces domaines le modèle chinois surpasse ses concurrents directs et supporte même 119 langues et autres dialectes. Top pour faire des traductions ou discuter avec lui dans votre langue natale, hein les biloutes du 59 ! Une autre fonctionnalité intéressante est ce qu’ils appellent le “mode de pensée mixte” qui vous permet de demander au modèle de basculer entre un “mode réflexion” (où il détaille son raisonnement étape par étape, idéal pour les problèmes complexes) et un “mode rapide” (où il donne directement la réponse, parfait pour les questions simples). Ce contrôle se fait via des balises comme “/think” et “/no_think” et pour les plus codeurs d’entre vous, sachez que Qwen3 se débrouille également très bien en programmation. Sur l’échelle Elo de Codeforces, le modèle principal atteint même un score de 2056, soit le même niveau que DeepSeek-R1 (2029) et OpenAI-o3-mini (2036). Et le plus cool, c’est que tous ces modèles sont distribués sous licence Apache 2.0 donc vous pouvez l’utiliser à des fins commerciales sans avoir à verser des royalties ou à demander une autorisation spéciale (contrairement à Llama de Meta) !! Par contre, n’oubliez pas que c’est du 100% chinois, donc comme pour les modèles américains, prudence est mère de sureté. Maintenant pour ceux qui se demandent comment ces modèles ont été entraînés, et bien ils ont été gavé de 36 trillions de tokens (unités de texte) soit l’équivalent de plusieurs dizaines de milliers de livres, articles scientifiques, lignes de code et autres contenus spécialisés (v’la la gueule des ayants-droits…). Un vrai Bouffe-tout ce Qwen 3 ! Le modèle supporte également les extensions multimodales, ce qui signifie qu’il peut traiter non seulement du texte, mais aussi du code, de l’audio et des images. Il est également équipé pour les fonctionnalités d’agent, donc peut tout à fait utiliser des outils externes pour accomplir des tâches plus complexes. Bref tout cela en fait un modèle très intéressant donc si vous avez une carte graphique récente avec suffisamment de VRAM (idéalement une RTX de série 30 ou 40 avec au moins 16 Go), vous allez pouvoir vous amuser avec ! C’est même déjà dispo via Ollama et contrairement aux services cloud, vos données resteront chez vous, ce qui est quand même un gros avantage !! Amusez-vous bien ! Source Afficher l’article complet
-
Win Traduction française de Mx7 pour Windows
Ldfa a répondu à un(e) sujet de Ldfa dans Traductions françaises de Maxthon sur Crowdin
C'est validé. fr.ini -
Win Traduction française de Mx7 pour Windows
Ldfa a répondu à un(e) sujet de Ldfa dans Traductions françaises de Maxthon sur Crowdin
There are new strings to translate in the Maxthon pour Windows project. You were a project participant previously so your help will be appreciated a lot. 3 new strings for translation (9 words). -
Changements principaux : * Optimisation de la logique d'installation de l'application PWA uuGPT avec prise en charge de la désinstallation via mx://apps. * Ajustement de la largeur minimale de la fenêtre pour les applications PWA afin d'améliorer la qualité de l'affichage. * Résolution des problèmes liés à la largeur des menus en fixant la largeur maximale des menus. - Correction de la vulnérabilité critique CVE-2025-2783 pour améliorer la sécurité. - Résolution du problème d'initialisation sans données dans les notes pour améliorer la stabilité. - Correction du problème d'icône vide avec les raccourcis Maxthon pour une meilleure expérience utilisateur.
-
Maxthon 7.3.1.5000 Bêta pour Windows est sorti aujourd'hui, il apporte son lot de nouvelles fonctionnalités / améliorations et de corrections de bugs. Téléchargement : https://github.com/maxthon/Maxthon/releases Les changements en français sont là. Vous pouvez également vous abonner au groupe Telegram NBdomain & MX6 pour faire remonter vos demandes d'améliorations et bugs rencontrés. Source : https://forum.maxthon.com/index.php?/topic/29267-maxthon-pc-7315000-beta/
-
Navigateur Web Perplexity l’assume : son navigateur Comet sera un aspirateur à données personnelles
Ldfa a répondu à un(e) sujet de Ldfa dans La famille Webkit/Chromium
https://www.01net.com/actualites/perplexity-donnees-pub-ciblee-ambition-decomplexee-startup-ia.html -
Perplexity l’assume : son navigateur Comet sera un aspirateur à données personnelles Pour des publicités plus ciblées que jamais Surtout connue pour son moteur de recherche conversationnel, la startup Perplexity prépare le lancement de son propre navigateur web, Comet. Mais, loin des discours habituels plutôt portés sur la protection de la vie privée, son PDG Aravind Srinivas a décidé d’afficher clairement la couleur : collecter un maximum de données utilisateurs pour affiner le ciblage publicitaire... Source : https://www.lesnumeriques.com/intelligence-artificielle/perplexity-l-assume-son-navigateur-comet-sera-un-aspirateur-a-donnees-personnelles-n235986.html
-
Chromium Navigateur Internet CatsXP, la relève de Maxthon ?
Ldfa a posté un sujet dans La famille Webkit/Chromium
En consultant le FI, je suis tombé sur le nom d'un nouveau navigateur Internet que je ne connaissais pas, il se nomme CatsXP. Je l'ai installé en version Portable pour le tester et il a l'air vraiment pas mal du tout. La version du noyau de Chromium est à jour, son développement a débuté en fin 2020, il est très personnalisable, d'origine chinoise comme Maxthon. Il met en avant la protection de la vie privée, la sécurité et la rapidité, il propose les onglets à la verticale ou à l'horizontale, la possibilité de créer des profils, les gestes de la souris et le super glisser-déposer à la Maxthon, le support des extensions de Chrome, un bloqueur de pubs intégré comme Mx5, il propose des versions pour Windows et MacOs, la possibilité de synchroniser les données entre plusieurs ordinateurs et il est entièrement traduit en français. À essayer donc... Source : https://www.catsxp.com/ -
-
-
Win Traduction française de Mx7 pour Windows
Ldfa a répondu à un(e) sujet de Ldfa dans Traductions françaises de Maxthon sur Crowdin
J'ai approuvé la traduction. fr.ini -
Win Traduction française de Mx7 pour Windows
Ldfa a répondu à un(e) sujet de Ldfa dans Traductions françaises de Maxthon sur Crowdin
Crowdin semble toujours fonctionner, je n'ai peut-être pas compris correctement leur dernier courriel... There are new strings to translate in the Maxthon pour Windows project. You were a project participant previously so your help will be appreciated a lot. 5 new strings for translation (15 words). -
Changements principaux : + Ajout d'un accès rapide à uuGPT dans la barre d'outils : Cliquez sur l'icône uuGPT pour lancer instantanément l'application ; masquez l'icône via le bouton de mise en page dans le coin supérieur droit du navigateur. + Ajout d'une fonction d'épinglage/désépinglage en un clic pour les Progressive Web Apps (PWA) installées, avec un design simplifié de la barre de titre pour une interface plus propre. * Optimisation des autorisations de cookies tiers : Autorise désormais par défaut les cookies tiers nécessaires. * Amélioration du style du mode sombre pour les notes : Mise à jour de la conception visuelle et correction des anomalies de chargement de l'initialisation. - Correction de l'absence d'affichage de la progression de la mise à jour dans « Paramètres - À propos de Maxthon » pendant les mises à jour logicielles. - Correction des problèmes de chargement d'images anormales dans Maxnote.
-
Maxthon 7.3.1.4800 Bêta pour Windows est sorti aujourd'hui, il apporte son lot de nouvelles fonctionnalités / améliorations et de corrections de bugs. Téléchargement : https://github.com/maxthon/Maxthon/releases Les changements en français sont là. Vous pouvez également vous abonner au groupe Telegram NBdomain & MX6 pour faire remonter vos demandes d'améliorations et bugs rencontrés. @POLAURENT pour l'info. Source : https://forum.maxthon.com/index.php?/topic/29255-maxthon-pc-7314800-beta/
-
durée de lecture : 7 min Par Antonin Leeno Publié le 20/04/25 à 17h00 Mistral AI, start-up française dans le domaine de l'IA générative, s'est rapidement fait connaître grâce à ses modèles de langage open source et commerciaux. Ce dossier vous dit tout sur cette pépite : son histoire, sa technologie et ses applications concrètes. Tout savoir sur Mistral AI.© Capture d'écran Qui est Mistral AI ? Mistral AI est une jeune entreprise française spécialisée dans le développement de technologies d’intelligence artificielle. Fondée en avril 2023 par Arthur Mensch, Guillaume Lample et Timothée Lacroix, trois chercheurs issus de l’École polytechnique ayant fait leurs armes chez Google DeepMind et Meta, la start-up se distingue par une approche résolument ouverte et transparente de l’IA. En rupture avec les pratiques souvent opaques du secteur, elle mise sur l’open source pour démocratiser l’accès aux modèles d’intelligence artificielle avancés. L’objectif de l’entreprise est clair : concevoir des solutions IA performantes, accessibles et reproductibles, tout en favorisant l’innovation collaborative. En moins de deux ans, Mistral AI s’est imposé comme un acteur pionnier en Europe, promouvant une vision éthique et inclusive de l’IA dans un paysage technologique dominé par les géants étasuniens. Le Chat Mistral Le Chat Mistral est un assistant conversationnel intelligent, conçu pour offrir des réponses rapides, précises et bien documentées sur une grande variété de sujets. Accessible à la fois sur mobile et sur le web (depuis un navigateur). Téléchargements : 236 Date de sortie : 17/04/2025 Auteur : Mistral AI Licence : Licence gratuite Catégories : IA Télécharger : Android, Service en ligne, iOS iPhone / iPad Que propose Mistral AI ? Mistral AI s’est rapidement imposé comme l’un des nouveaux acteurs majeurs de l’intelligence artificielle en Europe, en misant sur un double positionnement : des modèles commerciaux performants pour les entreprises et des solutions open source accessibles à tous. À cela s’ajoute un chatbot conversationnel destiné au grand public. Voici un aperçu structuré de son offre. Des modèles commerciaux conçus pour les entreprises Mistral AI développe plusieurs grands modèles de langage (LLM) réservés à un usage via API, adaptés à différents besoins professionnels : Mistral Large 2 Son modèle le plus avancé est capable de gérer jusqu’à 128 000 tokens et traiter plus de 80 langages de programmation, ainsi qu'une vaste palette de langues (français, anglais, espagnol, italien, coréen, chinois, japonais, arabe, hindi, etc.). Mistral Large Performant pour la génération de texte ou de code, il se positionne juste derrière GPT-4 sur de nombreux benchmarks, avec une fenêtre contextuelle de 32 000 tokens. Mistral Small Conçu pour l’efficacité et la rapidité, ce modèle est optimisé pour les tâches simples exécutées à grande échelle. Mistral Embed Spécialisé dans les représentations vectorielles de texte pour faciliter le traitement et l'analyse linguistique par les ordinateurs, il est particulièrement adapté à l'analyse des sentiments et à la classification textuelle, bien qu'actuellement disponible uniquement en anglais. Des modèles open source libres d’accès Mistral AI s’illustre également par ses modèles open source sous licence Apache 2.0, librement utilisables : Mistral 7B Efficace et léger, il offre des performances supérieures à des modèles deux fois plus grands, avec une fenêtre contextuelle de 32 000 tokens et une expertise en anglais et en code. Mixtral 8x7B Basé sur une architecture dite de “mélange d’experts”, il allie puissance et faible coût de calcul, surpassant Llama 2 et GPT-3.5 sur de nombreux benchmarks. Il offre une fenêtre contextuelle de 32 000 tokens et une maîtrise de l'anglais, du français, de l'espagnol, de l'allemand, de l'italien et du code. Mixtral 8x22B Version la plus avancée des modèles open source de Mistral, elle est optimisée pour le résumé de documents volumineux et la génération de textes importants avec une fenêtre contextuelle de 64 000 tokens et les mêmes compétences linguistiques que Mixtral 8x7B. Codestral Mamba Modèle de codage ultra-performant avec une fenêtre contextuelle de 256 000 tokens, il est capable de traiter de longues entrées complexes avec un raisonnement approfondi. Mathstral Version dérivée du Mistral 7B et optimisée pour la résolution de problèmes mathématiques complexes grâce à un raisonnement logique avancé. Il offre une fenêtre contextuelle de 32 000 tokens. Mistral NeMo Modèle compact, mais polyvalent, performant en codage et multilingue, avec une fenêtre contextuelle de 128 000 tokens. Le Chat, l’interface conversationnelle En complément de ses modèles de langage, Mistral AI propose Le Chat, un chatbot d’IA générative accessible gratuitement depuis un navigateur ou via une application mobile. Ce chatbot permet aux utilisateurs d’interagir avec plusieurs modèles développés par l’entreprise (tels que Mistral Large, Small, ou Large 2) en fonction de leurs besoins en termes de précision, de rapidité ou de concision. Comparable à des outils comme ChatGPT, Gemini ou Claude, Le Chat est capable de générer du contenu ou de répondre à des questions variées, bien qu’il ne dispose pas d’un accès en temps réel à Internet, ce qui peut limiter l’actualité de ses réponses. Le Chat est disponible gratuitement avec une version payante en développement pour les entreprises. La création d’un compte est nécessaire pour accéder aux meilleurs modèles de Mistral AI via Le Chat© Capture d'écran Que peut-on faire avec les modèles de Mistral AI ? Comme tous les grands modèles de langage (LLM), ceux développés par Mistral AI ouvrent la voie à une multitude d'applications concrètes dans le domaine du traitement automatique du langage naturel. Grâce à leurs polyvalence et capacité d’adaptation, ces modèles peuvent être intégrés dans divers outils numériques pour automatiser, simplifier ou enrichir de nombreuses tâches, tant dans un cadre professionnel que personnel. Voici quelques exemples : Chatbot L’un des usages les plus répandus concerne les interfaces conversationnelles, telles que les chatbots. Alimentés par les LLM de Mistral, ces assistants virtuels sont capables de comprendre les requêtes formulées en langage naturel et d’y répondre de manière fluide, contextuelle et plus proche d’un échange humain. Cela permet d’améliorer considérablement l’expérience utilisateur, notamment dans les services client ou les outils d’assistance. Résumé de textes Les modèles de Mistral sont aussi particulièrement efficaces pour le résumé automatique de contenus. Ils peuvent extraire les idées essentielles de longs documents ou d’articles complexes, et produire des synthèses claires et condensées, utiles dans les secteurs de la veille informationnelle, du journalisme ou encore de l’analyse documentaire. Classification de textes Les capacités de classification de texte offertes par les modèles Mistral permettent d’automatiser des processus de tri et de catégorisation. Cela peut par exemple servir à identifier des spams dans une boîte email, organiser des avis clients ou analyser des retours utilisateurs selon leur tonalité. Génération de contenu En matière de génération de contenu, ces modèles peuvent rédiger une grande variété de textes : courriels, publications pour les réseaux sociaux, récits narratifs, lettres de motivation, ou encore scripts techniques. Cette capacité à produire du texte cohérent et adapté à différents contextes en fait un outil précieux pour les créateurs de contenu, les communicants et les professionnels du marketing. Complétion et optimisation de code Dans le domaine du développement informatique, les modèles de Mistral peuvent être utilisés pour la complétion et l’optimisation de code. Ils sont capables de suggérer des extraits pertinents, corriger des erreurs, ou encore proposer des améliorations de performance, ce qui constitue un gain de temps considérable pour les développeurs. Les modèles de Mistral AI sont principalement accessibles via La Plateforme, l’espace de développement et de déploiement proposé par l’entreprise. Destinée aux professionnels et développeurs, cette interface permet d’expérimenter avec différents modèles en les adaptant à des besoins spécifiques. Grâce à des fonctionnalités comme l’ajout de garde-fous, le fine tuning sur des jeux de données personnalisés ou l’intégration dans des pipelines existants, La Plateforme s’impose comme un véritable outil de personnalisation et d’industrialisation de l’intelligence artificielle. Interface La Plateforme de Mistral AI.© Capture d'écran Les modèles peuvent également être exploités via des services tiers tels qu’Amazon Bedrock, Databricks, Snowflake Cortex ou Microsoft Azure AI, ce qui en facilite l’intégration dans des environnements cloud déjà établis. Il est important de noter que ces modèles sont conçus pour être utilisés dans la création d’applications d’intelligence artificielle, et non comme des assistants autonomes à destination du grand public. Ceux qui recherchent une expérience plus intuitive et directe peuvent passer par Le Chat, accessible gratuitement depuis un navigateur web ou une app mobile. Comme expliqué plus haut, ce chatbot IA permet d’interagir avec les différents modèles de Mistral dans un cadre simplifié, sans nécessiter de compétences techniques particulières. Multilingue, il comprend le français, l’anglais, l’allemand, l’espagnol, l’italien, et plus encore. Le Chat Mistral Le Chat Mistral est un assistant conversationnel intelligent, conçu pour offrir des réponses rapides, précises et bien documentées sur une grande variété de sujets. Accessible à la fois sur mobile et sur le web (depuis un navigateur). Téléchargements : 236 Date de sortie : 17/04/2025 Auteur : Mistral AI Licence : Licence gratuite Catégories : IA Télécharger : Android, Service en ligne, iOS iPhone / iPad Antonin Leeno Afficher l’article complet
-
Musique Eurodance Beatbox Compilation with my Wife Part 1 @Mamiko
Ldfa a posté un sujet dans La machine à café
-
durée de lecture : 1 min Certains se rappellent de la page sur laquelle j'avais listé les liens de téléchargement illégal (https://warriordudimanche.net/article1679/626e415fddc1f)... c'était bien mais vu que les domaines changent de plus en plus rapidement, ça devient un peu chiant à mettre à jour... Du coup, je me suis penché dessus - en quinze/vingt fois, comme d'habitude - et je vous propose une page spéciale qui regroupera les liens en question... Excellente question de nos amis du fond de la salle dont nous allons profiter de l'éveil inhabituel pour expliquer à tous les autres. La différence, c'est que cette page se met à jour comme une grande tous les jours. Elle vérifie toutes les 24 heures s'il y a eu une redirection. Si c'est le cas, elle met à jour sa base et affiche le lien en orange. Dans le cas où un domaine n'est pas redirigé mais que son adresse ne répond plus, le lien apparaît en rouge dans la liste. Le script est simple et les liens sont stockés dans un fichier json (si ça intéresse quelqu'un, je vous fournirai le zip, passez par la page contact en haut) Donc, désormais, la page de liens du blog ne sera plus mise à jour et vous retrouverez vos liens sur Afficher l’article complet
-
Carte graphique Test • Asus Prime RTX 5070 - Le comptoir du hardware
Ldfa a répondu à un(e) sujet de Ldfa dans La machine à café
NVIDIA dégaine les pilotes 576.02, la fin des galères pour les RTX ? : https://www.comptoir-hardware.com/actus/software-pilotes/48074-nvidia-degaine-les-pilotes-57602-la-fin-des-galeres-pour-les-rtx-.html -
durée de lecture : < 1 min Bonne nouvelle pour les gamers : le jeu Metro 2033 Redux est offert sur la plateforme Gog pendant une courte période. Vous pouvez le récupérer gratis en vous rendant sur cette page. Synopsis : En 2013, un événement apocalyptique dévaste le monde, manque d’éradiquer l’humanité et transforme la surface de la Terre en désert toxique. Une poignée de survivants se réfugie dans les profondeurs du métro moscovite, et la civilisation connaît un nouvel âge des ténèbres. Nous sommes en 2033. Toute une génération a grandi sous terre, et leurs villes-stations de métro luttent pour survire, tant entre elles que contre les horreurs mutantes de l’extérieur. Vous êtes Artyom. Né quelques jours avant le cataclysme, vous n’avez jamais vécu que sous terre. Mais un malheureux événement vous lance dans une mission désespérée vers le cœur du système métropolitain, où vous devrez prévenir les derniers humains de la terrible menace qui pèse sur eux. gaminggogmetro 2033 redux Afficher l’article complet